Machines à Rien (2016)


Paysages sonores
à la mémoire des machines obsolètes du futur



Musique et dispositifs: Valentin Durif
Scénographie et lumière: Sébastien Béraud

Co-production: AADN, Shadok, CCO, Quatre 4.0 pour l'Ososhère
avec le soutien du Fonds [SCAN] Région Rhône-Alpes-Auvergne



Machines à Rien est une installation sonore et visuelle immersive; issue d'un interêt pour la relation entre les phénomènes physiques et acoustiques, la perception des sons dans l'espace, et d'une démarche poursuivie depuis plusieurs années de détournement d'objets de l'environnement quotidien, et de construction d'univers sonores complexes.

A partir de la récupération, du détournement et du recyclage d'ustensiles souvent usagés, de mobilier ordinaire et de petits objets du quotidien, Machines à Rien propose un enchevêtrement de micro-univers mécaniques sonores et visuels constitués d'objets abandonnés, souvent rouillés, qui mêlent des percussions directes sur l'objet, s'organisant dans un ensemble musical très discipliné, rythmique et mélodique, à des machines plus capricieuses qui frottent, grattent, secouent et altèrent la matière.

La pièce se joue par déclenchement du spectateur, elle s'articule autour d'un discours musical, et de tableaux sonores et visuels. Dans cet univers de rouille et de montagnes de boulons, il ne reste que les machines dysfonctionnelles, émouvantes, paradoxales et poétiques, à l'image de l'humain qui s'est retiré pour laisser place à ce carrousel farfelu, orchestre de mécaniques sonores. Le dispositif, présenté sous forme d'installation, convoque plusieurs mobiles suspendus, accrochés au mur, posés au sol. Englobant le spectateur, il invite à l'observation des mécanismes des machines et à la contemplation des sons environnants. Ce parcours induit le public à circuler, s'approcher, choisir son point de vue ou d'écoute. La proximité avec le dispositif permet d'entendre le détail des sons les plus subtils : percussions, respirations mécaniques, murmures électroniques, mais donne aussi à voir un théâtre d'objets qui prend vie sous les yeux du spectateur.

Esquissé par une petite fenêtre ouverte sur un paysage miniature (un tableau, littéralement, avec un petit theatre à l'intérieur), qui attire d'abord le spectateur, la scène s'échappe alors du tableau pour l'envelopper; les différents mobiles se mettant en mouvement autour du spectateur qui les découvre peu à peu, avec un jeu de lumières et d'apparitions. Le dispositif semble envahir l'espace et s'ouvre vers un univers plus inquiétant, plus imprévisible, dans lequel se déploient les machines sonores.

Passant de petites machines minimalistes et sages à percussion, qui découpent l'espace-temps de manière régulière; à des machines plus capricieuses qui embrassent les micro-variations de la matière, l'ensemble joue sur des contrastes, des transitions, des accélérations, des arrêts brutaux, procédant du discours musical autant que de la contemplation hypnotique de l'objet en mouvement.

La partition sonore de Valentin Durif est accompagnée par le travail scénographique, lumière et plastique de Sébastien Béraud.






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Prochaines expositions:



du 17 au 25 Novembre
Théatre Albarede et Oudéis - Ganges (34)

du 28 avril au 7 mai
Festival Ososphère - Strasbourg


résidences passées: CCO (Lyon, Vidéophonic, Novembre 2015); Le Shadok (Strasbourg, Janvier 2016)